Partager l'article ! Le camélia offert par Tomoki Moriyama: Tomoki Moriyama, artiste peintre enseignant le nihonga , situé à Okayama au Japon, a réalisé sur ...
L'atelier de Valérie Eguchi (eg)
Tomoki Moriyama, artiste peintre enseignant le nihonga , situé à Okayama au Japon, a réalisé sur son site un pas à pas très utile pour comprendre quelques bases de la peinture florale en nihonga traditionnel. Il m'a permis de vous en offrir une traduction très abrégée . Pour lire l'intégralité du cours, il faut aller sur son site.
J'ai pour Matériel: Couleurs boenogu ou des pigments suihi, sumi, gofun, iwa
enogu.
L'esquisse est réalisée sur papier, pour finir avec un dessin en lignes claires. On transfère le dessin sur le support apprêté. (voir site Tomoki) On repasse le dessin à l'encre.
Après avoir réalisé l’esquisse à l’encre on réalise le fond:<em> Yokaku</em>, avec du pigment
ocre et du gofun.
Les couleurs sont carmin, bleu outremer, vert, gofun, indigo, gamboje (jaune) on peindra en recherchant l’équilibre
de l'ensemble.
On cherchera un équilibre dans les valeurs, et l’on n’utilise pas de couleurs trop foncées. Les couleurs du fond peuvent se retrouver dans le motif.
- Les fonds ont préalablement peints en dégradés de deux teintes. L’ébauche générale du motif est peint avec les teintes de base. On repasse un jus de gofun très léger pour intégrer le motif au fond.
- Je peins chacun des pétales en pourpre ( Yoku 洋紅), un par un, de la partie dans l’ombre vers l’extérieur du pétale. Je dégrade la teinte de l’intérieur du pétale en tirant la teinte vers l’extérieur en katabokashi, le pétale ayant été pré-humidifié avec un pinceau propre mouillé.
- Une fois que tous les pétales ont été peints, on mélange un peu de rouge avec du orange (gamboge équivalant : gomme-gutte), et on peint l’intérieur de la fleur avec cette couleur.
La teinte transparente laisse le motif en sumi-e sous jacent visible
- Pour les feuilles je mélange du jaune et de l’indigo (aï), pour créer du vert . J’utilise de petites quantités pour varier les nuances dans plusieurs soucoupes. De cette manière le résultat est moins monotone. Les nervures des feuilles sont réalisées avec la technique « Horinuri » . Le vert est posé entre les nervures qui restent apparentes (en négatif). On utilise aussi la technique « tarashikomi » Une couleur est ajoutée alors que la première couche de peinture est encore humide.
- La branche est peinte avec un mélange de rouge, de jaunes, d’indigo et de sumi (encre).
- Il est possible d’en rester là ou de retravailler les ombres, ramener la couleur du fond sur le sujet. Délaver le sujet en le lavant à l’eau, pour ensuite le re-préciser dans les parties trop délavées. C’est un processus important pour l’œuvre entre « tension et détente » jusqu’à trouver le juste équilibre
- On humidifie l’ensemble puis on ajoute la couleur sur la partie foncée et on délaye avec de l’eau ensuite pour éclaircir.
Ou on peint l’ensemble avec une couleur de faible densité et on lave la partie que l’on veut enlever.
On précise les pétales en katabokashi avec du gofun de l’extérieur vers l’intérieur .
Etre attentif à la superposition des pétales en commençant par ceux qui sont derrière.
Jusqu’où on allonge le gofun a son importance La partie peinte avant doit être sèche avant d’aborder la suivante. Une fois que les pétales sont peints avec du gofun, on peut remodeler avec un rose très léger.
Les feuilles : On utilise les techniques de Horinuri et Katabokashi On ajuste et on harmonise l’ensemble avec du bleu et du jaune. Chaque feuille est poussée vers plus de réalisme.
On peut ajouter un peu de sumi ; le sumi ajoute de la profondeur aux couleurs.
La branche : On la peint en gardant une vue d’ensemble.
La suite dans le prochain article: les finitions aux pigments minéraux
Glossaire:
Sumi: encre
Katabokashi : dégrader sur un coté
Horinuri : peindre entre les lignes
Tarashikomi : effet de lavis obtenu par application d'une couche de couleur sur une autre encore humide.
Gofun : pigments blanc à partir de coquillage
Suihi enogu : piments à base de terres
Iwa enogu : pigments minéraux
Bo enogu : couleurs solides.
Yokaku : fond du motif
Merci de votre compréhension au cas où la traduction serait imparfaite.
Traduction: Priscilla Moore Valérie Eguchi et Koyo Daire
copyright Tomoki Moriyama
En anglais sur Nihonga100
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Atelier: 20 Rue Louis Morard Paris 14 métro Alésia
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