J'ai abordé le thème du lotus lors de plusieurs stages.
Cela permet de traiter un même thème sous différents styles, différentes technques.
Dans le cas d'un modèle unique, cela permet de surpasser les difficultés en voyant les autres personnes trouver les solutions.
A la Maison de Quartier de Malakoff nous avons abordé le lotus façon déco, extrait d'un tableau de Kyotsuke Chinai qui par ailleurs ne peint pas dans la technique nihonga mais dont les tableaux sont extrèmement riches en iconographie japonaise.

Lors du dernier stage de nihonga sur le thème du lotus, plusieurs modèles ont été proposés.
On a pu ainsi aborder sous différents formats et différents niveaux de difficulté le thème de cette fleur qui ne cessera jamais de nous inspirer.
Avec feuille d'argent oxydée
sur fond foncé , le travail du blanc
en gofun valorise le jeu de dégradés
sur les pétales.
L'ajout de poudre de cristal dans les pigments
suihi contraste avec la finesse du gofun et simule
l'utilisation de pigments minéarux.
Le travail à l'encre sumi et le cernage des
pétales en lignes de mica est un retour aux sources
du nihonga avec un passage par la Chine.
A noter qu'à l'origine, les lignes dorées étaient réalisées
en fils découpés dans de la feuille d'or collé ensuite sur
le support avec de la coolle animale.
Cette technique s'appelle kirikane.
On trouve des lotus rouges peints en pigments de cinabre
dans un environnement réalisé à l'encre plus souvent en
Chine.
Les lotus blanc rehaussés d'or sont putôt dans le goût japonais.
Ici sur fond de feuille d'argent oxydée
Le lotus nous invite à:
"Rien d'autre aujourd'hui
que d'aller dans le printemps
rien de plus"
Buson Yosa (1716-1784).
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