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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:52
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Eg pigmentsetarts
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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 06:30

Alors que ma fille et moi nous promenions entre Nagoya, Kyoto et Saga, mon mari était à Fukushima en train de tourner un film documentaire.

Comment en est il arrivé à ce film?

Il est venu du Japon il y a plus de 20 ans.

Tout à un lien.

Cela commence par une rencontre à Paris lors d'une soirée.

 Eric Maria, un musicien,  rencontre Izumi, une infirmière japonaise atteinte du cancer.

Il décide de la rejoindre au Japon pour apaiser ses souffrances avec son violloncelle.

Mon mari leur propose de les filmer.

Ce film GOENDAMA passera ensuite en salle au Japon; il est classé parmi les dix meilleurs documentaires en 2008. Pendant plusieurs années il est invité dans différents lieux du Japon et de la France, salles municipales, écoles, hopitaux, à projeter son film puis à discuter avec le public.

 

 

Un fil rouge: le Goen - le lien

go-en en japonais, est un terme qui  recouvre les notions de destin et de liens qui unissent les gens

 

Touché par cette notion de lien, et les émotions qui découlent de ce film, à Oïta , la ville (au sud du Japon) où vécu Izumi, un spectateur pense que ce film mérite d'être vu à Fukushima.

Le film et son réalisateur sont alors invités à Fukushima.

En découlent des rencontres, des échanges .

Mon mari est mené alors dans les lieux dévastés. Les gens veulent témoigner.

On vous dit de partir. Depuis des générations votre famille est installée sur ces terres, vos racines sont là depuis des siècles...

Artisans, éleveurs, pêcheurs, céramiste...

C'est encore l'hiver là bas. Il neige . A Hanamiyama, le paradis des cerisiers, les arbres n'ont pas encore fleuri.

On veut croire en la vie, le printemps arrive.



Le printemps de Hanamiyama par interbayfilms


Le film est réalisé. Il ne reste plus qu'à le monter.

Nous sommes en recherche de financement.

Nous avons trouvé cette formule "Tous coprod" où chacun peut créer un compte sur le site et participer à hauteur de ses moyens dès 1 euros .

Vous pouvez coproduire ce film et contribuer ainsi à témoigner de ce que vivent les gens là bas.

Merci de faire circuler l'info car seul le nombre peut garantir le succès!
Plus de précisions ici:
http://www.touscoprod.com/project/produce?id=243

Vous pouvez nous aider!

Toutes les explications sont là:

http://www.touscoprod.com/help/homeHelp

 

Pour ne pas rompre LE LIEN


  Un texte du poète Taro Aizu, natif de Fukushima

Ma ville natale : Fukushima

Chaque été la plupart des Japonais retournent dans leur ville natale et prient devant les tombes de leurs ancêtres.
Cette tradition bouddhiste est appelée " Obon(お盆) " en japonais.
Dans le respect de la tradition, je suis retourné l'été dernier dans ma ville natale, Fukushima, afin de prier pour mes défunts parents.
Mais cette fois en 2011, j'ai hésité à revenir à cause de la contamination occasionnée par la fuite de la centrale nucléaire de Fukushima.
Ma ville natale est devenue très dangereuse depuis le 11 mars 2011. Le vent a dispersé le césium de la centrale dans tout Fukushima.
On dit que le césium peut causer de futurs cancers chez les enfants et les bébés.
Après avoir hésité pendant quelques jours, j'ai décidé d'y retourner malgré cela,
car je crois être trop vieux pour contracter un cancer à cause de la radioactivité.
En août, je me suis rendu là-bas en bus.
Quand j'en suis descendu, les champs de Fukushima s'étendaient à perte de vue.

Je ne puis croire
qu'ils aient été contaminés,
devant ces rizières
verdoyants, verdoyants,
et si brillants.

J’ai été hébergé chez mon frère et ai fait une
promenade avec mes neveux le lendemain.
L’un d’eux a dit : " Oh, j'ai oublié d’emporter mon dosimètre ! "
Il est retourné à la maison et l'a rapporté.
Les enfants à Fukushima accrochent toujours leurs dosimètres
autour du cou quand ils sortent, pour que leurs instituteurs puissent vérifier leurs taux de radiation.
Nous avons fait une promenade dans le parc près de la
rivière.

Les enfants s’accrochent
des dosimètres autour du cou
même quand ils jouent
à chat avec moi
dans le parc verdoyant.

Mais il n'y avait aucun autre enfant jouant dans le parc sauf nous.
Peut-être que les autres jouaient aux jeux électroniques ou regardaient la télé chez eux afin d’éviter le vent de césium.
Les instituteurs des écoles leur avaient dit de jouer chez eux aussi longtemps que possible.
Un après-midi, il a commencé à pleuvoir tout à coup.
Sous la pluie, notre chat s'est précipité vers la maison de mon frère et s'est assis sous l'auvent.

Notre chat
est ignorant
qu’il lèche
la pluie de césium
de son pelage mouillé

Des résidents habitant près de la centrale se sont enfuis après les fuites radioactives.
Les parents, avec leurs jeunes enfants ou bébés, ont cherché refuge loin de là. Seules les personnes âgés sont restées.

Bien que les habitants
veuillent s'enfuir,
ils n'ont nulle part où aller,
ni travail, ni maison
ailleurs qu’à Fukushima.

En particulier les vieux fermiers près de la centrale, riches ou non, ils n’ont pas voulu chercher un refuge ailleurs.
Ils ne voulaient ni apprendre un nouveau dialecte, ni de nouvelles coutumes, ni laisser leurs voisins et amis.
Ils sont restés dans leur ville natale pour vivre leurs dernières années tranquillement.

Bien que les officiels disent
" Fuyez votre village ! "
les vieux fermiers refusent
puisqu'ils veulent rester
dans leur ville natale, Fukushima.

Les vieux fermiers
comme les plantes
ont leurs grosses racines
profondément ancrée dans la terre
de Fukushima.

À travers Fukushima,
les vieux fermiers
veulent revenir
à leur vraie ville natale :
La Terre elle-même.

La Terre
est le repos sombre
ou ils renaissent
à l’avenir :
leurs prochains stades.

Fukushima était célèbre pour ses fruits : les pommes,
les poires et les pêches.
Quand nous regardions un match de football à la télévision ensemble dans la salle de séjour de mon frère, sa femme a épluché une pêche pour moi.

         Je mange
         la pêche rosée.
         Elle était délicieuse,
         mais une trace de césium
         est entrée dans mon corps.

        Je ne peux ni voir le césium,
        ni l'entendre,
        ni le sentir,
        C'est l’invisible
        ennemi.

Pourtant, pour parler franchement, je ne suis pas sûr si une trace de césium est mon ennemi.
Des spécialistes disent que c'est bon pour la santé aussi longtemps que c'est justement une trace.
D'autres que c'est très dangereux. Je ne sais pas lequel dit vrai.
Pour parler strictement, même les spécialistes ne connaissent pas la vérité.
Dans le futur, je saurai si le césium nous apportera du bien ou du mal. Cependant, maintenant, je veux savoir si, dans l'avenir, j'aurai un cancer.

C'est la commune inquiétude
qui ronge les esprits
de beaucoup de résidents
proches de la centrale nucléaire
de Fukushima.

J'ai parlé de la contamination radioactive avec mon frère.
Ce qu'il a dit sur un laitier était un grand choc pour moi.
J'ai examiné les détails ,en lisant beaucoup d'articles sur lui dans les magazines et journaux. Le résumé est ci-dessous.


Un laitier âgé de 54 ans habitait dans
un petit village près de la centrale nucléaire
de Fukushima avec sa femme philippienne
et ses deux fils. Sa famille était très heureuse,
puisqu'il possédait environ 40 vaches et
travaillait bien avec sa femme tous les jours.
Il a construit un nouvel atelier pour gagner
plus d'argent, parce que ses fils étaient
très jeunes.Il avait préparé un nouveau
cartable pour son fils, et attendait que la
cérémonie d'entrée à l'école primaire se
tienne en avril quand les fleurs de cerisiers
s'épanouissent autour de la cour d'école.
Mais il y a eu une explosion à la
centrale nucléaire de Fukushima, suite
au grand tsunami qui a frappé la région le
11 mars 2011. Le vent a dispersé le césium
de la centrale à travers les champs,
montagnes et maisons de son village. Le lait
de ses vaches contenait beaucoup de césium,
car il les nourrissait avec l'herbe qu'il fauchait
chaque matin. Il a dû jeter tout le lait contaminé
par le césium chaque jour.
Sa femme a fui le village pour les Philippines
avec leurs deux fils avant la cérémonie d'entrée
à l'école primaire, parce qu'ils étaient inquiets
pour la santé de leurs fils. Il est resté tout seul
et a continué à travailler à Fukushima pendant
quelque temps. Mais enfin il a renoncé à traire
ses vaches et il a rejoint sa femme et ses
fils aux Philippines.
Pourtant, il n'a pas pu comprendre la langue, ni
trouver du travail là-bas. Il est revenu à Fukushima
tout seul en mai. Cependant il n'y avait plus
aucune vache, ni sa famille dans son village.

Un laitier
a laissé ce message
sur la planche d'un mur :
"Si la centrale n'avait pas explosé,
je ne me serais pas suicidé."

Il était un cerisier déraciné.
Je suis allé au célèbre site touristique avec la famille de mon frère.
Mais il y avait peu de visiteurs par peur du césium alors qu'il était bondé d'enfants dans le passé pendant les vacances d'été.

Reviens,
reviens,
ancienne Fukushima
où les enfants jouaient dehors
heureux avec leurs parents


Après la fuite radioactive, beaucoup de parents et de fonctionnaires ont commencé à nettoyer le césium de la terre de toutes les crèches, écoles et lycées à Fukushima.
Les résidents étaient en train de balayer leurs maisons, jardins et routes.
Les fermiers ont continué à dégager leurs champs, les forêts et les montagnes pendant plusieurs mois.
La plupart des habitants ont continué à nettoyer tout Fukushima.

       

La terre et le vent,  les poires et les pêches,
les chats et les humains,
que tous les êtres
renaissent à Fukushima.
 
Chaque printemps je vais à Miharu près de la centrale pour contempler les belles fleurs de cerisier.
L’ arbre le plus célèbre de la région est vieux d'environ 10 siècles. Il est très grand et ses fleurs s’étendent vers le ciel bleu. Les résidents l'appellent " Takizakura" parce que "taki" signifie "cascade" et "zakura" signifie "fleurs de cerisier" en japonais.
Les fleurs ressemblent à une cascade rosée qui coule du ciel d’azur.
Je me rendrai à Miharu pour puiser l'énergie des fleurs de cerisier au prochain printemps.

     Nous chanterons une chanson
     et danserons encore
     autour des fleurs du grand cerisier
     dans notre ville natale,
         Fukushima.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 10:04

 

Suivez le guide...

Il y a quelques temps, déja presque deux ans, alors que je cherchais des infos sur le nihonga sur bois, j'étais tombée sur ce petit chien:

m dog

 

Comment aurais je pu croire que j'allais le rencontrer un jour? le petit chien, et  son créateur, le peintre Tomoki Moriyama...

J'en avais déja parlé ici.

Et nous voici comme télétransportées de l'écran à la réalité...

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Monsieur Moriyama après être venu nous chercher à la gare, nous a d'abord proposé de visiter le temple à une heure de route de Okayama, Arawazu Kannonji à Kurashiki, pour découvrir ses oeuvres sur Fusuma.

Ce temple est favorable aux femmes qui attendent un enfant.

Elle viennent ici s'assurer d'une bonne naissance et d'une bonne croissance pour leur enfant. Habituellement fermées, les pièces contenant les fusumas ne sont ouvertes au public que pour des occasions particulières.

C'est un honneur que nous ont fait la gardienne des lieux et Monsieur Moriyama d'ouvrir ces pièces spécialement pour nous.

http://a3.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/301850_3985103230374_1364563453_33585161_431522180_n.jpg

 

  A l'entrée du temple , c'est d'abord ce pin qui nous accueille. Le pin, ici agé de 300 ans est un "arbre mère protecteur" il accueille ses enfants grâce à ses nombreuses branches  tendues comme des bras .
Il est dit que le pin Yogo émet la lumière de la miséricorde de Bouddha sur le monde.

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les Jizo ont souvent un aspect enfantin qui rappelle les nouveau-nés qu’on leur demande de protéger. Les mères ayant perdu un bébé leur mettent un bonnet et un bavoir rouge.

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Deux dieux des sept chances

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Un lieu idéal pour faire la sieste, d'autant plus qu'on est bien entouré.


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Des Ema au dos desquels on inscrit ses voeux...


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C'est bientôt la fête des garçons. Les objets présentés pour l'ocasion valorisent les valeurs masculines à travers l'armure et les armes, mais aussi l'iris, le mot shōbu désignant l'iris est homophone avec shōbu   qui signifie, lui, « esprit chevaleresque », « valeurs militaires ». Cette fête est également liée à la carpe koï, qui en est devenu le principal symbole, par le biais des koï nobori   , littéralement « bannière carpe »), des manches à air en forme de carpes qui représentent la force et la persévérance.

Dans le temple les cloisons coulissantes (fusuma) s'ouvrent pour découvrir les autres pièces; elles leurs permettent d'avoir une géométrie variable.

Les thèmes peints en nihonga sur du cèdre appellent à la réflexion.


http://plus.harenet.ne.jp/~tomoki/arawazu/image2/moriyama5.jpg

 

Ici les 4 saisons sont représentées sur un seul Fusuma:

http://a6.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-prn1/530463_3985148711511_1891791570_n.jpg

 

La tortue accompagnée de la grue

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Animeaux de bon augure et symboles de longue vie. La tortue a le bas de sa carapace tout couvert de lychen.

 

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Dans la salle aux éventails, sur fond de feuille de platine et sur fond de feuille d'or, dans trente éventails sont représentés les signes du zodiaques et des motifs floraux symbolisant les saisons et les 12 mois de l'année.

 

 

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J'ai pu découvrir l'extrème finesse de ses réalisations.

Ce beau cerisier en fleurs mène à la mer de Seto (la mer intérieure du Japon)

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Les chiots joueurs et insouciants symbolisent l'enfance.

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Notre hotesse nous a ensuite proposé de nous expliquer la cérémonie du thé, et là je n'ai pas pris de photos, toutes concentrées que nous étions.

Nous avons été extrèmement touchées par l'accueil que nous ont réservé Monsieur Moriyama et notre hotesse. Et alors que nous roulions au milieu des montagnes brumeuses comme au milieu d'une oeuvre nihonga, les yeux et le coeur "emplis", nous n'imaginions pas  que d'autres cadeaux nous attendaient.


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A suivre....

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 08:01

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Eve m'a communiqué une photo de son fier Pepito exhibant son portrait. Outre le plaisir de découvrir cette superbe photo, cela qui me permet de constater que (Houf!) le nihonga résiste aux différences de température, au voyages, et au climat de Singapour au bout de 6 mois...

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:31

 

 

 

275px-Nagoya Castle

  Nous avons visité le chateau de Nagoya. Plus exactement sa reconstitution.

Construit en 1532 à la demande du clan Imagawa, abandonné par la suite il fut reconstruit en 1609 par le clan Tokugawa. Jusqu'à l'ère Meiji, le château était la demeure du clan de la famille Tokugawa.

Pendant la Seconde Guerre mondiale , le château était utilisé comme quartier général de l'armée et comme camp de prisonniers de guerre. Au cours des bombardements du Japon, le 14 mai 1945, le château a été incendié lors d'un raid aérien de l'armée américaine. La plupart des décorations du château ont été détruites mais un grand nombre de peintures intérieures ont survécu et ont été préservées jusqu'à ce jour.

 

 

Les peintures ont été restaurées voir même reconstituées.

 

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La représentation des pousses de bambous m'a toujours intriguée jusqu'à ce que j'en découvre une dans mon assiette

Je l'avoue, de l'avoir vu dans l'art avant de la voir en vrai me l'a fait considérer d'un autre oeil.Y aurais je apporté autant d'attention si je ne l'avais pas vu peindre par Jok-Wah Fong lors des ateliers de peinture chinoise?

En tous cas, c'est drôlement bon.

 

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Les artistes ont eu bien du mérite à représenter ces tigres quand on sait que le tigre a déserté la terre nippone il y a des siècles. Pourquoi représenter des animeaux qui sont absents de l'environnement? Simplement déja présente dans l'art chinois, on sait combien sa représentation a influencé toute l'Asie. Symbole de courage chez les militaires il exprime la puissance;  et sous forme de statue, il protège les bâtiments contre les démons et les maladies.

Malheureusement  l'admiration des hommes fait aussi son malheur, et l'a ainsi mené à la destruction sur une grande partie du territoire occupé par les humains qui l'utilisent  en "pièces détachées" qui pour sa peau, ses griffes, ses poils. Insondable bêtise humaine...

 

 

 

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  Les fleurs de cerisier sont peintes en relief

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Quel est cet étrange animal? Un Tanuki?


On pourra certes trouver les couleurs très "flashy" car recontituées ou restaurées ces peintures n'ont pas la patine du temps. On reproche d'ailleurs à ce chateau d'avoir été reconstruit en 1959 avec des matériaux modernes.

Béton, climatisation et et ascensceurs, on ne peut reprocher aux architectes d'avoir fait appel aux moyens de l'époque. Mais ce chateau ne fera pas partie des 12 chateaux authentiques présentés dans le prochain projet de mon mari:



12 Japanese Castles par interbayfilms

 

Une conférence sera proposée à Japan Expo pour découvrir et comprendre l’importance des châteaux japonais, symboles de puissance et de dignité. Qui a dit que la France avait le monopole des plus beaux châteaux ?

Découvrez les somptueux châteaux du Japon en conférence à Japan Expo

L’Europe est dotée d’un patrimoine culturel qui peut être qualifié d’emblème de marque. Il s’agit bien entendu des somptueux châteaux. Cependant, le Japon possède également des châteaux tout aussi imposants et majestueux. Derrière ces constructions architecturales, se cache des éléments importants permettant de parler de l’essence du Japon comme l’artisanat, la culture populaire des villes basses ou le système hiérarchique ancien.

Le Japon possède de nombreuses richesses culturelles à commencer par la gastronomie, la technologie, l’art ou la nature. Il est malheureusement impossible de toutes les citer.
Pourtant, il manque encore une chose importante.
C’est l’existence même d’un emblème de marque témoignant de la puissance et de la dignité du Japon. La France est connue pour son Arc de Triomphe, son château de Versailles. Chaque région a son bien culturel, un majestueux château. C’est cet ensemble qui représente la France dont les symboles sont reconnus au niveau mondial. Avons-nous quelque chose de similaire au Japon ?

Cette conférence a donc pour objectif de présenter la valeur et l’importance des châteaux du Japon au sein de la culture japonaise auprès du public européen lors de Japan Expo.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 10:10

 

Nous sommes allées à L'exposition Inten

la Saiko Nihon Bijutsuin (Institut Japonais des Arts) organise l'exposition Inten en  1914 pour la première fois.

Même si l'esprit de l'exposition est de présenter côte à côte les oeuvres des grands maîtres contemporains et celles de talentueux nouveaux venus, comme ses prédécesseurs, il est dit qu'elle est fondamentalement conservatrice, les artistes progressistes trouvant leur place dans les musées d'art contemporain et certaines galeries.

Elle est consacrée essentiellement au  nihonga.

J'espérais voir le tableau de notre désormais ami, Yoichi Araki.

Un peintre qui aborde un thème comme je les aime, la beauté animale, qui plus est, celle de ses compagnons de vie.

Mais cette  exposition itinérante présente de très nombreuses oeuvres qui sont dispachées dans différentes préfectures.

Ainsi, l'oeuvre de Yoichi Araki est présentée  à  Tokyo , Sapporo, Yamagata, Kurashiki, Matsue et Matsuyama.

 

 

 

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  Le site de Yoichi Araki http://fini.seesaa.net/

Et pour approfondir le plaisir:

http://lucetius.com/photo/nihonga_and_sketching/nihonga-japanese_painting/index.html#img_7144.jpg

 


 

  Les tableaux auxquels j'ai été sensible, ci-dessous, dont je retrouverai les auteurs dès que j'aurai le temps.

Impossible par photo de transmettre la senualité de la matière propre au nihonga.

Bien sur ce qui me touche personnellement c'est la douceur dans la représentation animale, la subtilité de la fourrure, et l'atmosphère onirique qui peut s'en dégager, comme ici ce bélier.

 

chevre

 

 

  Ce tableau qui m'a rappelé un petit chemin d' une forêt ombrageuse de Bretagne que j'emprunte parfois.

Un lieu où le peut presque sentir la présence des esprits de la forêt qui se cachent dans l'ombre en bordure du petit courant qui le traverse, le clapotit de l'eau, le bruissement des feuilles.

Certains lieux du Japon me rappellent fort la bretagne.

008

 

 

 

 L'oiseau perché sur cette masse sur laquelle se reflètent les ombres portées de branches et de feuillages.

Le nihonga me semble le médium idéal pour représenter le subtil et l'invisible.

 

 

 

 

oiseau

 

 

Tezuka Yuji

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De l'ombre à la lumière ....

  Il y a eu des éblouissements:


Murakami Yuji

 

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Matsumura Koji

 

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Shimizu Tatsuo

 

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Kikukawa Mioko

 

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Tabuchi Toshio et l'art de peindre en négatif

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Il y avait justement une exposition de Tabushi Toshio au musée municipal de Nagoya. Je l'avais déja découvert à Paris lors de son exposition à l'espace Mitsukoshi. Suivant les périodes,  Tabushi Toshio aborde différents thèmes dans des styles différents: Architectures, scènes de la vie moderne, paysages et végétation. Ma préférence va à la végétation qui est représentée ici de façon tellement originale et de façon à sublimer les pigments.


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Pour voir l'exposition Inten http://nihonbijutsuin.or.jp/

Cliquer sur les liens dans la colonne de gauche

A suivre....

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 03:11

Je reviens de voyage....

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Accompagnée de ma fille Kyoka, nous sommes parties 3 semaines au Japon.

Ce n'est pas la première fois que je vais au Japon, mais cette fois, j'ai pris le soin d'organiser le voyage autour de rencontres et de cet art qui me passionne, le nihonga bien sur.

Un voyage extraordinaire et passionnant, dont je vais essayer de partager ici les moments, et les lieux les plus marquants.

Des lieux et des gens, généreux et accueillants... 

Mille fois merci!

- Nagoya avec Béatrix, Emiko et Mr Takahashi

- Shizuoka avec Béatrix et Isabelle

- Kyoto et l'accueil remarquable de Megumi et Ueno, soirées inoubliables avec   Ueda

- Uji à la rencontre de Monsieur Nakagawa, producteur de gofun.

- Okayama à la rencontre de Monsieur Moriyama, peintre nihonga et enseignant.

- L'université Kibi spécialisée dans la restauration d'art à Takahashi acceuillies par Monsieur Shimoyama président de l'université et ses enseignants .

- Nara et le site de Yoshino avec Yuko Matsuzaki créatrice de Bongem,

et Monsieur Sugimoto, peintre nihonga.

- Saga Ogi dans le Kyushu pour des  retrouvailles avec ma belle famille, la visite de la classe de collège de mon neveu, et d'artisans fabriquants de washi.

 

                            -------------------------------------------


Invitées par Béa à Nagoya c'est tout naturellement par cette ville que j'ai  choisi de commencer le voyage.

Les derniers cerisiers en fleur nous on agréablement accueillies dans le joli quartier de Oo Mori à Nagoya.

Une belle entrée en matière!


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3 jours et puis c'est fini... pluie de pétales...

 

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Après une visite à Isabelle à Hamamatsu ce qui nous a permis de découvrir  l'excellent travail de son mari portraitiste le peintre Yamada.

Elle nous a conviée à visiter une belle exposition du peintre  Kurihara Yukihiko 栗原幸彦, dont l'inspiration est nourrie par ses animaux de compagnie, entre autre, un paon blanc!


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Je ne me lasse pas de ce pigment blanc, le gofun, idéal pour figurer les plumes, la neige, et les pétales.

Je n'ai pu résister à la tentation de poser devant le portrait du vénérable cerisier en fleurs.


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L'exposition a lieu dans le sanctuaire shintoïste Okuni jinja, a Mori-machi (préfecture de Shizuoka).

 

 

 

 

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OMIKUJI: Petits papiers que l'on achete et  qui predisent bonne ou mauvaise fortune, puis donnent quelques conseils. On les accroche ensuite dans les arbres ou sur un support.

 

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Ema (Plaques votives)  L'ema ,sert à faire un vœu que l'on inscrit à son dos, auprès des kami.

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Grande lessive d'après cérémonie

 

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 08:41

Qui veut venir au Parc de Sceaux fêter Hanami?

C'est maintenant!

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Le hanami (花見 ; littéralement, « regarder les fleurs ») est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier (sakura). À partir de fin mars ou début avril, les sakura (桜) entrent en pleine floraison partout dans le Japon. De nos jours, le hanami se résume souvent à profiter de cette saison pour pique-niquer, discuter, chanter sous les cerisiers en fleur. Cette coutume est au printemps ce que momijiyagi (紅葉狩り) est à l'automne.

Au Japon, il existe aussi une forme de hanami concernant les abricotiers (japonais, ume), précédent celui des cerisiers du Japon. Si les cerisiers du Japon sont plus populaires pour les hanami, particulièrement chez les jeunes, s personnes plus âgées préfèrent l'atmosphère des hanami de l'ume .

 

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Vous préférerez les roses ou les blancs? Moi je préfère les blancs que je trouve plus rafinés. Mais les roses ont beaucoup de succès avec leur gros pompons.

 

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Si vous n'êtes pas accompagnés et avez envie de vous faire des rencontres vous pouvez toujours rejoindre l'association KOKORO (AFJKP) qui vous donne rendez vous au RER B - Croix de Berny à Partir de 12h00, puis départ vers 12h30 pour rejoindre le bosquet sud ! (le premier bosquet) Sauf modification exceptionnelle en fonction des fleurs...

L'association propose deux dates:

le dimanche 8 mai (c'est jour de Pâques! apportez vos oeufs!)

Et le dimanche 15 avril

Bon, je lance l'invitation mais je suis désolée je ne peux pas y aller car le 8 je suis de permanence à l'atelier pour le stage de peinture chinoise avec Jok-Wah Fong

Et le 15 je serais chez mon amie!

Je ne sais pas si les cerisiers m'aurons attendu, mais je me réjouis déja à l'idée de visiter son jardin.

C'est aussi hanami en ce moment là bas.

Je vous propose de découvrir les hanamis de Mimi!

Pour en revenir au Hanami français, nous y étions l'année dernière avec Roberto

Donc voici un lapin de Pâques en cadeau pour me faire pardonner mon absence:

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Il faut que je vous parle aussi du projet de mon mari qui est actuellement à Fukushima pour réaliser un documentaire.

Connaissez vous Hanamiyama?

Début mars [2012], alors que le parfum des chimonanthes se répand tout alentour, les travaux de décontamination, pour éviter une dispersion du césium et abaisser le niveau de radioactivité du site, ont commencé véritablement.

Ce lieu célèbre pour ses cerisiers, qui accueille en moyenne 300 000 visiteurs tous les ans, n’a attiré que 94 000 personnes l’an passé, du fait du Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

Située dans une vallée, avec une pollution radioactive relativement forte, la zone est considérée comme un hot spot de radioactivité.

 

Des travailleurs se chargent de ces travaux, sans le résultat escompté, sous les yeux des habitants du village inquiets.

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Vous pouvez découvrir et soutenir le projet en allant sur ce site.

Nhésitez pas à faire circuler le lien, nous comptons sur l'aide, même minuscule, de chacun pour que ce documentaire puisse voir le jour.


- Revenons aux cerisiers sous les quels on peut pique niquer, faire une chasse aux oeufs, promener son lapin, que l'ont peut admirer, filmer.

Mais aussi ... peindre bien sur!

Je m'y suis attelée en préparation de mon voyage, j'ai testé différentes formes et dimension, y reviendrai certainement plus tard...

 

 

420.JPGSur fond bleu simplement


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Sur papier népalais avec un tronc


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  Sans tronc

 

 

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Sur fond de feuille d'argent oxydée

 

 

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Sur des effets à la ouate de soie

 

 

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Sur papier froissé

 

 

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Sur papier craquelé

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 07:44

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Venez découvrir le nihonga , à travers une exposition des peintures japonaises (nihonga) et d'un atelier découverte.
Venez découvrir en famille l'art des pigments japonais à base de terres et de coquillages.

C'est ouvert au public 14h à 19h
Entrée libre pour l'expo,
Participation demandée pour l'atelier découverte.

Les enfants y sont bienvenus à partir de 10 ans.

Atelier découverte de 16h à 18h
renseignements et réservation 0609390742

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 09:27

Tomoki Moriyama, artiste peintre enseignant le nihonga , situé à Okayama au Japon, a réalisé sur son site un pas à pas très utile pour comprendre quelques bases de la peinture florale en nihonga traditionnel. Il m'a permis de vous en offrir une traduction très abrégée . Pour lire l'intégralité du cours, il faut aller sur son site.

J'ai pour Matériel: Couleurs boenogu ou des pigments suihi, sumi, gofun, iwa enogu.

Image hébergée par servimg.com

 

L'esquisse est réalisée sur papier, pour finir avec un dessin en lignes claires. On transfère le dessin sur le support apprêté. (voir site Tomoki) On repasse le dessin à l'encre.

 

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Après avoir réalisé l’esquisse à l’encre on réalise le fond:<em> Yokaku</em>, avec du pigment ocre et du gofun.

 

 

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Les couleurs sont carmin, bleu outremer, vert, gofun, indigo, gamboje (jaune) on peindra en recherchant l’équilibre

de l'ensemble.

 

 

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On cherchera un équilibre dans les valeurs, et l’on n’utilise pas de couleurs trop foncées. Les couleurs du fond peuvent se retrouver dans le motif.

 

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- Les fonds ont préalablement peints en dégradés de deux teintes. L’ébauche générale du motif est peint avec les teintes de base. On repasse un jus de gofun très léger pour intégrer le motif au fond.

 

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- Je peins chacun des pétales en pourpre ( Yoku 洋紅), un par un, de la partie dans l’ombre vers l’extérieur du pétale. Je dégrade la teinte de l’intérieur du pétale en tirant la teinte vers l’extérieur en katabokashi, le pétale ayant été pré-humidifié avec un pinceau propre mouillé.

 

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- Une fois que tous les pétales ont été peints, on mélange un peu de rouge avec du orange (gamboge équivalant : gomme-gutte), et on peint l’intérieur de la fleur avec cette couleur.

La teinte transparente laisse le motif en sumi-e sous jacent visible


 

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- Pour les feuilles je mélange du jaune et de l’indigo (aï), pour créer du vert . J’utilise de petites quantités pour varier les nuances dans plusieurs soucoupes. De cette manière le résultat est moins monotone. Les nervures des feuilles sont réalisées avec la technique « Horinuri » . Le vert est posé entre les nervures qui restent apparentes (en négatif). On utilise aussi la technique « tarashikomi » Une couleur est ajoutée alors que la première couche de peinture est encore humide.

 

- La branche est peinte avec un mélange de rouge, de jaunes, d’indigo et de sumi (encre).

 

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- Il est possible d’en rester là ou de retravailler les ombres, ramener la couleur du fond sur le sujet. Délaver le sujet en le lavant à l’eau, pour ensuite le re-préciser dans les parties trop délavées. C’est un processus important pour l’œuvre entre « tension et détente » jusqu’à trouver le juste équilibre

 

 

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- On humidifie l’ensemble puis on ajoute la couleur sur la partie foncée et on délaye avec de l’eau ensuite pour éclaircir.

 

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Ou on peint l’ensemble avec une couleur de faible densité et on lave la partie que l’on veut enlever.

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On précise les pétales en katabokashi avec du gofun de l’extérieur vers l’intérieur .

Etre attentif à la superposition des pétales en commençant par ceux qui sont derrière.

Jusqu’où on allonge le gofun a son importance La partie peinte avant doit être sèche avant d’aborder la suivante. Une fois que les pétales sont peints avec du gofun, on peut remodeler avec un rose très léger.

 

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Les feuilles : On utilise les techniques de Horinuri et Katabokashi On ajuste et on harmonise l’ensemble avec du bleu et du jaune. Chaque feuille est poussée vers plus de réalisme.

On peut ajouter un peu de sumi ; le sumi ajoute de la profondeur aux couleurs.

La branche : On la peint en gardant une vue d’ensemble.

 

 

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La suite dans le prochain article: les finitions aux pigments minéraux

Glossaire:

Sumi: encre

Katabokashi : dégrader sur un coté  

Horinuri : peindre entre les lignes

Tarashikomi : effet de lavis obtenu par application d'une couche de couleur sur une autre encore humide.

Gofun : pigments blanc à partir de coquillage

Suihi enogu : piments à base de terres  

Iwa enogu : pigments minéraux

Bo enogu : couleurs solides.

Yokaku : fond du motif

Merci de votre compréhension au cas où la traduction serait imparfaite.

Traduction: Priscilla Moore Valérie Eguchi et Koyo Daire

copyright Tomoki Moriyama

 

En anglais sur Nihonga100

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